Portrait de Lamia Mounavaraly 

Le Rotary club est une famille. Entre les membres du Rotary club Sainte Marie Roland Garros centenaire il existe une vraie entente entre les membres, une vraie camaraderie. Les membres sont solidaires entre eux et nous partageons tous les moments forts, aussi bien les moments heureux que plus tristes.
Michel Mounavaraly, un des membres fondateurs de notre club, nous avait parlé de sa nièce Lamia Mounavaraly, étudiante militante à sciences po. à Paris.
Nous souhaitons la mettre en lumière. Elle a été la représentante française au sommet G(irls)20 en marge du G20 en Arabie Saoudite. A 22 ans, cette jeune dionysienne raconte son parcours, ses luttes et ses combats.
Lamia Mounavaraly a passé le baccalauréat S, avec mention très bien et félicitations du jury à Saint Denis (lycée de Bellepierre) en juillet 2016. Elle a rejoint sciences po Paris en double cursus à l'Université Pierre et Marie Curie où elle poursuit ses études en sciences.
La Réunionnaise a représenté les outre-mer. Lamia Mounavaraly est la première représentante ultramarine à être nommée en tant que déléguée française. Elle a siégé cette année au Sommet mondial parmi 26 autres jeunes femmes de la planète. Elle a représenté La France et La Réunion au sommet mondial du G20. Pour la première fois, La Réunion a été représentée le 24 octobre au sein du G20. Contrarié par la pandémie, le G20 s’est tenu en ligne avec une thématique déclinée autour de l’inclusion, la participation à l’économie de la digitalisation et l’entreprenariat
« Ma candidature je l’ai basé sur ça : amener les Outre-mer et La Réunion dans ces instances là. Quand j’ai candidaté, les organisatrices ne connaissaient pas La Réunion, (...) ça a été une belle découverte. C’est une fierté ».
Le Sommet G(irls)20 s’inspire de celui des dirigeants des pays du G20. G (irls)20 est la seule instance qui vise à sensibiliser les chefs d’Etat du G20 afin de promouvoir la valorisation des femmes au sein des organes de décision. C’est un sommet annuel, cette année la 11e édition aurait dû se tenir à Riyad en Arabie Saoudite après celui de Tokyo au Japon en 2019.
Ce sommet du G (irls) 20 rassemble une déléguée de chaque pays du G20, ainsi qu’une représentante du pays président de l’Union africaine. Les participantes sont toutes des jeunes filles. Leur programme est le même que celui des chefs d’Etat du G20. Depuis 2010, le Sommet mondial G (irls) 20 est la seule plateforme qui permette d’interpeller les dirigeants des nations les plus puissantes du monde pour que les filles puissent pleinement prendre part à la croissance économique, la stabilité politique et aux innovations sociales au sein de leurs pays.
Le premier sommet du G (irls) 20 a eu lieu à Toronto, en juin 2010. Ce sommet est organisé par la fondation Belinda Stronach et a pour vocation de défendre et de valoriser le rôle de la femme dans la société. Lancé en 2009 dans le cadre de la Clinton Global Initiative, G (irls) 20, œuvre à l’arrivée des jeunes femmes au sein des conseils d’administration et au centre de tous les processus décisionnels.
« J’ai commencé à m’engager dans la lutte pour le droit des femmes à La Réunion lorsque j’étais au lycée grâce à une initiative d’une de mes professeures, notamment sur le sujet des violences domestiques. C’est là que tout a débuté et que j’ai commencé à construire ma définition du féminisme, que je poursuis aujourd’hui au travers de mes activités. Lorsque j’ai candidaté à G(irls)20, c’est cette réalité, celle d’une jeune française ultramarine que j’ai voulu mettre en avant, et c’est ça qui a payé ! » « Je pense que je ne me suis jamais sentie aussi fière d’être réunionnaise, car c’est de là que je tire ma force, j’espère ainsi montrer que nous aussi avons notre mot à dire et notre place dans les instances de décision ! »